Pourquoi volcans et légendes?

En 2014, lors de mes escales au Guatemala, Indonésie et Pérou à chaque sommet que je gravissais, une histoire, une légende m'était racontée.
Celle-ci expliquait le nom associé à la montagne, sa morphologie, son micro-climat, ses humeurs... bref, un volcan... une histoire!

Je trouvais ceci fort fascinant!

Il existait une explication quelque peu légendaire pour chaque sommet!

Ma quête de légendes se poursuit cette fois-ci en Équateur, petit pays d'Amérique du Sud. Pour chaque sommet, je tenterai une explication.

De plus, durant mon passage en terre équatorienne, j'alimenterai ce blogue de faits, d'observations et d'impressions.

Allez, on se revoit à la descente!

mardi 21 juillet 2015

Le Chimborazo, grande déception

Aujourd'hui, le Chimborazo. Il est le plus haut volcan de l'Équateur: 6310m. Pour atteindre ce sommet, un équipement et une certaine préparation sont nécessaires. Notre objectif n'est donc pas de cette envergure. Nous débutons notre montée à 4800m. Une distance de 200m nous sépare du refuge, donc nous atteindrons 5000m. Eh ben! Mon périple s'est terminé là, à 5000m! Bien que le programme propose 5300m. C'est difficile d'expliquer ce qui nous arrive en haute altitude, chacun a son histoire, mais moi, je ne pouvais tout simplement plus avancer. Le vent était à couper le souffle et ma tête déjà faisait boum,boum,boum! Mon corps n'en pouvait plus. Face à cette situation, je tente deux hypothèses: la première, je suis hyper fatiguée, car je sens que je n'ai pas le temps de récupérer entre les ascensions. La deuxième, le 5000m c'est mon top! Je me souviens que la montée du Misti (5822m) au Pérou m'avait faite la même chose. J'ai probablement atteint mon mur à 5000m, pas plus. Je crois en fait que je me plais bien dans les 4000m, bien qu'un mal de tête, genre migraine, mais supportable se manifeste. Peut-être que les 4000m seront mon plafond? 
Un monstre ce Chimborazo!

Début de l'ascension
Fin de mon ascension à 5050m. Petit lac près du refuge. L'eau était gelée.

Mais comment vous dire que j'ai pleuré, pleuré quand j'ai compris que je ne pouvais aller plus loin. J'étais (et je le suis encore) vraiment déçue de ne pouvoir continuer, de ne pouvoir atteindre l'objectif que je m'étais fixé au départ. Que 300 mètres! J'ai donc redescendu en pleurant, mon orgueil en avait pris un coup. En bas, j'ai vomi et pris un Coca-Cola et tout s'est tranquillement replacé. J'ai vu arriver le reste des participants satisfaits mais qui ne l'avaient pas trouvée facile. À la rédaction de ce blogue, je me sens mieux, mais je suis déçue de moi, déçue que mon corps, ma machine n'ait pas suivi. Une année d'entraînement hebdomadaire, 52 semaines pour pogner ton mur! Il y a des leçons de vie à tirer de ceci, je crois. J'y réfléchirai.
Ce superbe volcan est situé dans une réserve où les vigognes abondent. Quelles petites bêtes magnifiques! Décimées en Équateur, la Bolivie et le Pérou ont aidé 
ll'Équateur à reconstituer sa population de vigognes. Aujourd'hui protégées, elles se reproduisent bien. Elles seraient au nombre de 5000.
Des vigognes

Direction lamas

Encore des vigognes

5 commentaires:

  1. Je suis triste pour toi, mais sois fière de l'avoir essayé !!
    Tu apprends à connaitre tes limites sur le terrain et non sur papier où en gym et ça c'est ce qui compte.Continue d'emplir ta tête d'images de paysages de ce pays
    Hugues xxx ps je ferai lire a Vincent demain

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  2. Je t'aime tellement! Merci de continuer à m'encourager. Tu sais combien j'ai développé cette passion pour la randonnée et l'ascension de hauts sommets, de volcans ces dernières années. Je suis constamment à la recherche de dépassement de soi et cette activité me fait vivre cette émotion, ce sentiment. Je le répète souvent, mon corps a 49 ans mais ma tête elle, mon esprit frôle à peine la trentaine. Merci encore pour tes bons mots, je sais que je peux compter sur toi. XXX:-)

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  3. Reconnaître ses limites c'est une leçon de vie ! Je t'encourage à retenir le côté positif, ce qui nous amène à une certaine réflexion et ainsi découvrir d'autres merveilleux moments. Je crois que c'est ça le véritable dépassement !
    Prends bien soin de toi et profites de cette fin de périple.
    Ta mère qui t'aime xxx

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  4. Ma chère Nathalie!
    Je comprends ta déception, surtout avec toute la préparation et la détermination que tu y as mis!!!!

    Cependant, si je ne me trompe pas, ton défi englobe aussi la découverte de culture et la rencontre de nouveaux peuples et pratiquer ton espagnol. Et cela, tu l'atteints haut la main!

    Sois fière de tes accomplissements! Tu es un modèle de persévérance! Tu trouveras peut-être une façon de gagner en hauteur, qui sait?

    Bonne suite!

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  5. Odette,
    Merci pour tes encouragements. À la rédaction de ces lignes, le Chimborazo est derrière moi. Avant mon arrivée en Équateur, j'avais pensé monter le Cotopaxi. Àprès discussion avec mon guide, j'ai décidé que non. Je dois continuer à m'entraîner et surtout m'initier à tout l'aspect technique qu'une telle ascension représente: cordée, crampons, piolet, baudrier et plus! Wow! Tu sais des six participants de mon groupe qui ont tenté cette ascension que 2 y sont parvenus. La météo n'était pas au rendez-vous et les commentaires recueillis sont qu'ils ont trouvé ça très dur. Aucune visibilité. Au sommet, ils ont à peine perçu le cratère tellement il ventait et neigeait. À+ -:)

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