Pourquoi volcans et légendes?

En 2014, lors de mes escales au Guatemala, Indonésie et Pérou à chaque sommet que je gravissais, une histoire, une légende m'était racontée.
Celle-ci expliquait le nom associé à la montagne, sa morphologie, son micro-climat, ses humeurs... bref, un volcan... une histoire!

Je trouvais ceci fort fascinant!

Il existait une explication quelque peu légendaire pour chaque sommet!

Ma quête de légendes se poursuit cette fois-ci en Équateur, petit pays d'Amérique du Sud. Pour chaque sommet, je tenterai une explication.

De plus, durant mon passage en terre équatorienne, j'alimenterai ce blogue de faits, d'observations et d'impressions.

Allez, on se revoit à la descente!

mercredi 29 juillet 2015

mardi 28 juillet 2015

Mon quotidien à Canoa

Mon train-train quotidien se déroule dans cet environnement.

                                Mes quartiers privés: chambre #13,
                                                                au rez-de-chaussée

La vue qui s'offre à moi tous les jours.




dimanche 26 juillet 2015

Canoa, côte du Pacifique


 

Je suis arrivée à Canoa, bled perdu sur la côte pacifique de l'Équateur. J'ai choisi un hôtel 3* directement sur la plage. Pour accéder à cette superbe région du pays, je me suis tapée un long trajet: quelques 12 heures de bus, dont  2 heures carrément immobilisées dans un embouteillage monstre. Il y avait un accident. Attention! Ici, ce ne sont pas de petits accidents. Les routes étant sinueuses, étroites et bondées de véhicules, surtout les fins de semaines, tout est amplifié. Enfin, je suis arrivée et installée, prête à débuter une session de 20 heures de cours relativement intensive, soit 5 heures d'espagnol par jour. La tête va sûrement me tourner en fin de journée. Mais ça devrait aller, je suis en bordure de mer.  ☀️ 

samedi 25 juillet 2015

Le Ruminiahui, une belle dernière ascension

6h30, nous partons pour notre toute dernière randonnée. Le temps semble, je dis bien semble, dégagé mais le vent est au beau fixe... Quel vent! Notre volcan est le Ruminiahui, 4757m.
Ruminiahui, guerrier autochtone qui avait ramassé tout l'or de son peuple pour ne pas le laisser aux Espagnols lors de la conquête. On dit qu'il aurait caché ce trésor dans cette montagne bien que personne jusqu'à ce jour ne l'ait retrouvé.
L'ascension s'est bien déroulée. Le dernier tiers a été le plus ardu. On s'est tapé un super dénivelé de 500m en une heure! Les derniers 7m ont été gravis en escalade sans les bâtons. Une belle paroi! Ça m'a rappelé The Slide du mont Flume au New Hampshire. Le meilleur moment a été la descente dans la terre de moraine, des rudiments souples, uniformes et amortissant bien nos pas. On pouvait skier littéralement! J'ai vécu le même type de descente au Pérou avec le Misti, sauf que cette fois-là, c'était purement une descente dans la cendre volcanique.

Notre volcan de la journée, El Ruminiahui.

La flore andine rencontrée lors de la montée.

Le cratère de ce volcan éteint.

Voici le sommet, pas facile à partir de ce point-là.

Un selfie, le sommet est en arrière plan.

Presqu'arrivée au sommet, voici point de vue sur le Cotopaxi quelque peu caché dans les nuages.

Voici la piste de ski que je me suis tapée... Souple, amortissante pour les genoux, un luxe quoi!
Que du gros fun noir!

La gang avec comme toile de fond le Cotopaxi.

Plus besoin de le préciser, il est vraiment superbe et parfait de par sa forme ce volcan!


Cotopaxi, que de vent!

Direction Cotopaxi, jusqu'à son glacier, soit 4850m.
Le Cotopaxi est le volcan actif le plus haut du monde, 5897m. Six membres de notre groupe tenteront l'ascension. Les neuf autres, je fais partie de ce lot, s'arrêteront au glacier, ce qui représentera un dénivelé de 400m pour aujourd'hui. Le temps est lourd mais il ne pleut plus.
La montée n'a pas été trop pénible. Le vent... C'est le vent qui tue, qui rend tout plus difficile. À 4864m, nous atteignons le refuge... Le plus haut refuge confortable au monde! C'est ici que le groupe se divisera. Nous continuerons vers le glacier du Cotopaxi, un autre 100m de dénivelé. On a goûté à toutes les températures durant cette ascension. Je dirais même qu'il faisait tempête... de neige par moment.
Au retour, sur la route du parc nous conduisant à notre gîte, nous avons rencontré des chevaux sauvages... pas trop effarouchés des touristes.

PS: À la publication de ce blogue, qu'un tiers (1/3), soit 2 des participants de notre groupe, ont réussi l'ascension du Cotopaxi. Les conditions météo n'étaient pas au rendez-vous.

Les 200m de dénivelé pour accéder au refuge José Rivas.
On aperçoit le refuge en arrière plan.

Voici le refuge confortable le plus haut au monde.
Un dortoir pouvant accueillir une centaine de personnes pour le dodo.

Je suis détrempée. Les 200m n'ont pas été faciles:vent, pluie, neige!

Du refuge, un autre 100m de dénivelé pour finalement aboutir au début du glacier du Cotopaxi.

Encore le glacier: mélange de terre et glace.

Finalement, les braves de cette expédition devant le glacier.

Au retour, quelques photos des chevaux sauvages, pas si effarouchés que ça!
Un beau spectacle?

Bânos sous la pluie

Baños, petite ville très touristique où l'attraction principale est les bains thérapeutiques, sources thermales dont les eaux prennent leur source du volcan très actif Tungurahua. Nous y avons séjourné deux nuits. Que ça fait du bien! Bien que la pluie n'ait cessé de tomber pendant ces deux jours, nous y avons trouvé notre compte, du repos. Deux visites intéressantes: la basílica de Nuestra Señora de Agua Santa (de la Vierge de l'eau sainte) et l'atelier d'ivoire végétal (la tagua) celui qui sauve les défenses des éléphants! Qu'est-ce que l'ivoire végétal? Ce sont des noix de la taille d'une balle de golf, dont la coque blanche ressemble et est aussi dure que de l'ivoire. À partir de celle-ci, on confectionne bijoux et petits objets de toutes sortes. Quand à la basilique, elle est remplie de tableaux racontant les miracles de la Vierge de l'eau sainte. De belles histoires qui m'ont faites sourire à l'occasion.
On voit ici que la corde d'une nacelle pour cet homme voulant traverser s'est rompue. Mais un miracle est survenu et apparement cet homme ne serait pas décédé.

Un gros incendie a détruit toute cette ville. Cet homme ayant eu l'apparition de la Vierge a survécu.

Cet homme est tombé avec son cheval dans ce canyon, il aurait été sauvé par des eaux par la Vierge. On ne parle pas de son cheval:-)

Cet artisan travaille l'ivoire végétal.
Les sédiments blancs sur sa table sont ce qu'il reste après avoir sculpté la noix.

Nous sommes arrêté dans un petit mercado. Ce que l'on voit en avant plan est de la canne à sucre.
Cette canne à sucre est cultivée ici dans la région.

Avec cette canne à sucre on un fabrique une boisson que l'on peut alcooliser.
C'est une spécialité locale.


mardi 21 juillet 2015

Le Chimborazo, grande déception

Aujourd'hui, le Chimborazo. Il est le plus haut volcan de l'Équateur: 6310m. Pour atteindre ce sommet, un équipement et une certaine préparation sont nécessaires. Notre objectif n'est donc pas de cette envergure. Nous débutons notre montée à 4800m. Une distance de 200m nous sépare du refuge, donc nous atteindrons 5000m. Eh ben! Mon périple s'est terminé là, à 5000m! Bien que le programme propose 5300m. C'est difficile d'expliquer ce qui nous arrive en haute altitude, chacun a son histoire, mais moi, je ne pouvais tout simplement plus avancer. Le vent était à couper le souffle et ma tête déjà faisait boum,boum,boum! Mon corps n'en pouvait plus. Face à cette situation, je tente deux hypothèses: la première, je suis hyper fatiguée, car je sens que je n'ai pas le temps de récupérer entre les ascensions. La deuxième, le 5000m c'est mon top! Je me souviens que la montée du Misti (5822m) au Pérou m'avait faite la même chose. J'ai probablement atteint mon mur à 5000m, pas plus. Je crois en fait que je me plais bien dans les 4000m, bien qu'un mal de tête, genre migraine, mais supportable se manifeste. Peut-être que les 4000m seront mon plafond? 
Un monstre ce Chimborazo!

Début de l'ascension
Fin de mon ascension à 5050m. Petit lac près du refuge. L'eau était gelée.

Mais comment vous dire que j'ai pleuré, pleuré quand j'ai compris que je ne pouvais aller plus loin. J'étais (et je le suis encore) vraiment déçue de ne pouvoir continuer, de ne pouvoir atteindre l'objectif que je m'étais fixé au départ. Que 300 mètres! J'ai donc redescendu en pleurant, mon orgueil en avait pris un coup. En bas, j'ai vomi et pris un Coca-Cola et tout s'est tranquillement replacé. J'ai vu arriver le reste des participants satisfaits mais qui ne l'avaient pas trouvée facile. À la rédaction de ce blogue, je me sens mieux, mais je suis déçue de moi, déçue que mon corps, ma machine n'ait pas suivi. Une année d'entraînement hebdomadaire, 52 semaines pour pogner ton mur! Il y a des leçons de vie à tirer de ceci, je crois. J'y réfléchirai.
Ce superbe volcan est situé dans une réserve où les vigognes abondent. Quelles petites bêtes magnifiques! Décimées en Équateur, la Bolivie et le Pérou ont aidé 
ll'Équateur à reconstituer sa population de vigognes. Aujourd'hui protégées, elles se reproduisent bien. Elles seraient au nombre de 5000.
Des vigognes

Direction lamas

Encore des vigognes

lundi 20 juillet 2015

Las Illinizas 4700m

20 juillet
Notre journée a débuté à 4h15. Quelle belle montée. Nous sommes parvenus au refuge, 4700m. Le volcan est l'Illiniza nord. Sa jumelle, l'Iliniza sud est résevèe aux randonneurs bien équipès et expérimentée.nous y avons aperçu sa majesté les volcans Cotopaxi et El Corazon.
Le volcan Cotopaxi. Il crache des fumerolles.

Las Illinizas: celle de gauche est sud et celle de droite est nord.

Faut pas se perdre!

Enfin, arrivée!

Le refuge à 4700m.


Iliniza nord. 

Samedi, journée de marché à Otavalo

18 juillet
Petite balade au marché autochtone d'Otavalo.
Otavalo: RICHE communauté autochtone. Ça me fait tout drôle d'associer ce mot aux autochtones quand on sait dans quelles conditions vivent les nôtres au Canada. Eh bien non! Ici, ils sont bien organisés, se sont pris en main et font des affaires d'or! La ville est harmonieuse, la pauvreté, je dirais irradiée. Les habitants sont fiers de leur culture et pratiquent encore bon nombre de traditions. Ils ont bien réussi à organiser leur communauté qui offre tout comme infrastructure et services! Une communauté saine et épanouie. On est à des années lumière de nos autochtones au Canada. Ils n'ont cessé de revendiquer leur droits auprès des Métis et les ont gagnés! On reconnaît les Otavalos à leur chevelure foncée, noire. De plus, les hommes et les garçons portent la natte (en arrière). Les femmes portent aussi le costume et chapeau traditionnels.

Marchande d'artisanat au marché d'Otavalo

19 juillet
Notre journée de malheur! Premièrement, je manque de me faire choper mon IPad par un pickpocket, deuxièmement! une pierre est restée coincée entre deux pneus de notre car, troisièmement, ayant pris un certain retard sur l'horaire, notre trekking a été relativement accéléré... Mais malgré tout ceci, nous avons fait une belle ascension jusqu'à 4650m, presque rendus au cratère. Nous avons atteint le col.
La gang de braves qui s'est rendue au sommet

Nous n'avons pas pu atteindre le cratère car il y avait une épaisse brume.

La croix au sommet. Il y en a presque toujours une.

On était carrément dans la brume. Les conditions changent continuellement.